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Parc du Château de Cheverny

© LR Drones

J-N. Dufort, comte de Saint-Leu et C-A. de Vibraye. 

Dans la Sologne blésoise, s’élève le château de Cheverny. En 1764, Jean-Nicolas Dufort (à gauche), comte de Saint-Leu devient propriétaire de Cheverny. À son arrivée, le château du XVIIe siècle et l’ensemble du domaine sont très dégradés. Il déclare dans ses mémoires : « (t)out était dans un état déplorable. Je voulais rendre Cheverny le plus habitable et le plus agréable possible […] ». Il procède donc à une réfection générale qui dure douze ans. Inspiré par sa visite du jardin d’Antorpe, près de Besançon, il imagine un jardin « anglais », agrémenté quelques années plus tard par une Orangerie. Cette dernière, située à l’arrière du château, à l’extrémité nord de son axe de symétrie, était à l’époque séparée du corps de logis par un jardin régulier. Au XIXe siècle, la surface générale du terrain est augmentée d’un parc forestier, à l’ouest du Courpin, le canal traversant le domaine. Utilisé pour la sylviculture, quelques arbres ont été conservé de cette époque : quelques groupes de conifères (séquoias, tsugas, pins sylvestres, pins laricio, etc.) et une allée de cèdres (de l’Atlas et du Liban) sur l’axe Est-Ouest. La rive Est, est quand-à-elle, transformée en parc paysager. 

L’entrée actuelle du parc depuis le village, débouche côté sud sur la salle des trophées. Plus bas, le chenil toujours actif, sert à la vènerie, très importante à Cheverny. En poursuivant sur l’allée d’entrée vers l’Ouest, se dévoile la Cour d’Honneur. Elle est constituée d’un vaste parterre gravillonné entouré de pelouses, donnant directement sur la façade du château.

La vue qu’elle offre est particulièrement connue pour sa réinterprétation par Hergé dans la bande-dessinée Les aventures de tintin : les bijoux de la Castafiore (1963). Le parc s’offre alors à la promenade à travers les chemins qui parcourent des pelouses plus ou moins boisées.

L’entrée actuelle du parc depuis le village, débouche côté sud sur la salle des trophées. Plus bas, le chenil toujours actif, sert à la vènerie, très importante à Cheverny. En poursuivant sur l’allée d’entrée vers l’Ouest, se dévoile la Cour d’Honneur. Elle est constituée d’un vaste parterre gravillonné entouré de pelouses, donnant directement sur la façade du château. La vue qu’elle offre est particulièrement connue pour sa réinterprétation par Hergé dans la bande-dessinée Les aventures de tintin : les bijoux de la Castafiore (1963). Le parc s’offre alors à la promenade à travers les chemins qui parcourent des pelouses plus ou moins boisées.

Les propriétaires actuels, le marquis et la marquise de Vibraye ont réhabilité le potager et créé six jardins thématiques ponctuant la visite. En 2006, dans le cadre d’une émission de télévision, Magali Fuchs réalise le « jardin des apprentis », sur l’ancien jardin régulier devant l’Orangerie. D’une composition régulière, jouant sur l’axe de symétrie qui le traverse, la structure des massifs est traversée d’une ligne serpentine abondamment plantée de vivaces. Restauré entre 2017 et 2020, il est accompagné d’un bassin rectangulaire et d’une pergola couverte de glycines. Depuis 2009, le flanc ouest du jardin est occupé par un labyrinthe quadrangulaire. Tiré de la tradition des jardins dits « à la française », il se compose de lauriers du Caucase taillés en haies. Près de la pièce d’eau formée par le Courpin sont réunis six sculptures en bronze de l’artiste Gudmar Olovson (1936-2017). Ensemble, elles forment « le jardin de l’amour », leurs sujets étant tous liés à cette thématique. Non loin de là, un impressionnant ruban de tulipes fleurit tous les ans entre mars et avril. Planté de 250 000 bulbes de tulipes Triumph sur 250 m de long en 2022, ce sont 500 000 bulbes qui seront plantés en 2023. Ce ruban n’est pas le seul à être fleuri, puisque 100 000 autres tulipes viennent colorer le reste du parc au début du printemps. À l’automne 2020, est imaginé le « jardin sucré », un vergé d’un hectare placé au sud du labyrinthe, toujours sur le flanc ouest du « jardin des apprentis ». Les 370 arbres et arbustes qui le composent sont répartis en quatre parterres bordés d’une allée gravillonnée circulaire. Entre les parterres, deux allées rectilignes se croisent perpendiculairement. À leurs extrémités et en leur centre, elles s’élargissent en un cercle donnant une forme originale et régulière au jardin.

Depuis son ouverture au public en 1922, le parc est riche d’activités pour les enfants mais aussi pour les plus grands avec notamment des visites en bateaux du parc forestier à la haute saison. Les actuels propriétaires ont également consacré un espace d’exposition au célèbre reporter belge imaginé par Hergé dans une partie du bâtiment de la salle des Trophées